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Je suis fatigué patron

Cinema La Ligne Verte (The Green Mile), film de Frank Darabont, 1999, adapté du roman de Stephen King

Réplique culte prononcée par John Coffey, le condamné à mort joué par Michael Clarke Duncan, dans le film La Ligne Verte (The Green Mile) de Frank Darabont (1999), adapté du roman de Stephen King. Dans cette scÚne, il confie sa profonde lassitude de l'existence à son geÎlier.

Description détaillée

Illustration — Je suis fatiguĂ© patron

La Ligne Verte (1999), rĂ©alisĂ© par Frank Darabont et adaptĂ© de Stephen King, c'est l'un de ces films qui t'Ă©crase Ă©motionnellement et dont certaines rĂ©pliques restent gravĂ©es longtemps aprĂšs le gĂ©nĂ©rique. Celle-ci, c'est John Coffey — jouĂ© par Michael Clarke Duncan — qui la lĂąche Ă  son geĂŽlier Paul Edgecomb. Un condamnĂ© Ă  mort qui exprime, avec une simplicitĂ© dĂ©sarmante, sa fatigue profonde de l'existence.

Je suis fatiguĂ© patron, fatiguĂ© de devoir courir les routes et d'ĂȘtre seul comme un moineau sous la pluie. FatiguĂ© d'avoir jamais un ami pour parler, pour me dire oĂč on va, d'oĂč on vient et pourquoi. Mais surtout je suis fatiguĂ© de voir les hommes se battre les uns contre les autres.

Ce qui rend la tirade aussi marquante, c'est son universalitĂ© : Coffey ne parle pas seulement de sa situation de condamnĂ©, il exprime quelque chose que beaucoup ressentent — la solitude, l'errance, la lassitude face Ă  la violence et Ă  l'absurditĂ© du monde. La formulation est simple, presque naĂŻve, ce qui la rend encore plus poignante.

La rĂ©plique est largement citĂ©e sur le web comme l'une des plus fortes du film, et elle circule rĂ©guliĂšrement en rĂ©fĂ©rence quand quelqu'un veut exprimer — souvent avec une touche d'autodĂ©rision — un ras-le-bol profond ou une fatigue existentielle. Entre gens qui connaissent le film, sortir le « je suis fatiguĂ© patron » c'est invoquer toute la charge Ă©motionnelle de la scĂšne, avec ou sans second degrĂ©.

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