On en reparlera quand il faudra porter quelque chose de lourd
Réplique culte du film OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (Michel Hazanavicius, 2006), prononcée par l'agent Hubert Bonisseur de La Bath (Jean Dujardin) en réponse à une femme qui lui propose de travailler d'égal à égal. Elle résume à elle seule le machisme absurde et décomplexé du personnage.
Description détaillée
Dans OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006), l'agent secret Hubert Bonisseur de La Bath alias OSS 117 — joué par Jean Dujardin — est un espion français des années 50 : sûr de lui, condescendant, et totalement imperméable à toute idée d'égalité des sexes. C'est dès les premières minutes du film qu'il lâche cette pépite : une femme lui propose de travailler ensemble d'égal à égal, et lui répond du tac au tac :
— L'idée est que nous travaillons ensemble d'égal à égal. — On en reparlera quand il faudra porter quelque chose de lourd.
La force de la réplique, c'est son parfait sens du timing et la logique imparable (et absurde) du personnage : il ne crie pas, ne s'énerve pas, il est juste convaincu d'avoir raison. C'est exactement ce qui fait le sel d'OSS 117 — un héros qui est une caricature totalement assumée de l'homme blanc des années 60, tellement sûr de lui qu'il en devient involontairement comique. Le film de Hazanavicius joue à fond la carte du pastiche des films d'espionnage à la James Bond, et cette réplique en est l'une des illustrations les plus parfaites.
Elle s'est rapidement imposée comme l'une des punchlines les plus emblématiques du film, citée dans de nombreux classements de répliques cultes du cinéma français. On la retrouve sur des t-shirts, dans des forums, sur les réseaux sociaux — bref, elle a largement dépassé le cadre du film pour devenir un classique qu'on ressort entre gens qui connaissent, souvent au second degré.