The yes needs the no to win against the no
Phrase prononcée par Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, le 18 mars 2005 lors d'un discours de campagne pour le « oui » au référendum sur la Constitution européenne. En tentant de dire en anglais que le camp du « oui » avait besoin du débat contradictoire pour l'emporter, il a produit l'une des formules les plus absurdes de la vie politique française.
Description détaillée
Le 18 mars 2005, Jean-Pierre Raffarin fait campagne pour le « oui » au rĂ©fĂ©rendum sur la Constitution europĂ©enne. Pour donner un peu de panache europĂ©en Ă son discours, il sort son anglais et lĂąche : « The yes needs the no to win against the no ». L'idĂ©e de dĂ©part Ă©tait simple â le « oui » a besoin du dĂ©bat, mĂȘme contradictoire, pour gagner â mais la formulation en anglais tourne au gag involontaire : « oui », « non » et « gagner contre le non » se tĂ©lescopent dans une phrase qui se mord la queue.
Et le 'oui' a besoin du débat pour gagner. The 'yes' needs the 'no' to win against the 'no'. Nous avons besoin de ce 'oui' et de ces débats.
La sortie est immĂ©diatement remarquĂ©e et parodiĂ©e. Elle rejoint le panthĂ©on des « raffarinades », ces formules alambiquĂ©es et involontairement comiques dont Raffarin avait le secret. Certaines sources notent mĂȘme qu'une version lĂ©gĂšrement diffĂ©rente circule â « Win the yes needs the no to win against the no » â avec un « win » en trop qui rend le tout encore plus dĂ©lirant. Le rĂ©sultat du rĂ©fĂ©rendum, lui, sera un « non » franc (54,86 % contre 45,14 %), ce qui n'a fait qu'amplifier le cĂŽtĂ© savoureux de la formule.
TF1 Info, Public Sénat, l'INA, Cairn.info⊠tout le monde s'est accordé à classer cette phrase parmi les pépites du genre.