Jusqu'ici tout va bien
Réplique culte du film La Haine (1995) de Mathieu Kassovitz, tirée d'une parabole prononcée par le personnage d'Hubert : un homme tombe d'un immeuble de 50 étages et se répète « jusqu'ici tout va bien » à chaque étage, jusqu'à l'atterrissage fatal.
Description détaillée
La Haine (1995), réalisé par Mathieu Kassovitz, s'ouvre sur cette parabole récitée par le personnage d'Hubert (joué par Hubert Koundé). L'histoire d'un homme qui chute d'un immeuble de cinquante étages et qui, pour se rassurer, se répète en boucle « jusqu'ici tout va bien » — jusqu'à percuter le sol. La chute n'est pas le problème. C'est l'atterrissage.
C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de cinquante étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien… Mais l'important, c'est pas la chute. C'est l'atterrissage.
Cette parabole sert de fil rouge narratif au film : elle est prononcée en ouverture sur des images d'archives d'émeutes, puis reprise en fin de film sur la société française elle-même — « C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu'ici tout va bien… » Le déplacement du sens est vertigineux : ce qui était une blague sur un homme devient une métaphore d'un pays en chute libre qui refuse de regarder en bas.
Trente ans après, la formule « jusqu'ici tout va bien » s'est totalement détachée du film pour vivre sa propre vie. On la sort dès que la situation part en vrille mais qu'on fait semblant que tout roule — une soirée qui déraille, un projet qui flanche, une situation qui s'emballe. C'est la punchline parfaite pour dire « on gère » quand clairement on ne gère plus rien.