Pas mal non ? C'est français !
Réplique du personnage d'Orson Welles dans le téléfilm parodique "La Classe américaine" (1993), réalisé par Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, où il désigne fièrement sa villa en lâchant cette phrase. Devenue l'un des mèmes les plus emblématiques de l'internet francophone.
Description détaillée
La Classe américaine (1993), c'est un OVNI du cinéma français : un téléfilm-parodie entièrement construit à partir de détournements d'images de films Warner Bros., écrit et réalisé par Michel Hazanavicius (oui, le futur réalisateur de The Artist) et Dominique Mézerette. Dans ce grand détournement, le personnage d'Orson Welles — doublé par Raymond Loyer — s'invite régulièrement pour commenter l'action. C'est lors d'une de ces interventions qu'il présente sa villa avec un aplomb tranquille :
C'est moi, Orson Welles, et ceci est ma maison que vous voyez, derrière, là. Pas mal, non ? C'est français.
La formule est courte, simple, et terriblement efficace : un type désigne quelque chose de manifestement chic, hausse imperceptiblement le menton et balance « C'est français » comme si ça expliquait tout. C'est à la fois une vanne sur la fierté nationale un peu condescendante et un gag purement absurde sorti de son contexte. C'est ça qui a fait exploser la phrase sur le web dans les années 2010.
Le mème vit sa vie bien au-delà du film : en mai 2023, la formule circule à l'Eurovision pour célébrer les contributions françaises à l'architecture européenne, et en 2024, le Premier ministre Gabriel Attal la tweete — et se fait copieusement moquer par ses opposants, preuve que la référence est tellement ancrée que la récupérer politique se retourne facilement contre celui qui essaie.